J’ai doublé ma mise en investissant dans Apple!

J’aime investir en bourse. J’aime l’environnement intellectuel qui me permet de mettre en pratique différentes disciplines telles que l’analyse financière, l’économie, la géopolitique et la psychologie. Un bon investisseur s’intéresse à tout et à l’esprit ouvert. Comme je le disais, j’aime investir en bourse, et j’aime voir mon portefeuille d’action s’apprécier en valeur. De voir mon travail récompensé par des espèces sonnantes et trébuchantes.  

Et pour être tout à fait honnête avec vous, ma stratégie d’investissement m’a rapporté plus que ce que je pouvais espérer. J’ai envie de partager avec vous aujourd’hui ma philosophie d’investissement. Celle qui m’a apporté le succès. Cette stratégie, elle a l’avantage d’être simple. Simple, mais pas facile.

Pour illustrer au mieux mon propos, je vais prendre le cas de mon investissement dans Apple. Tout le monde connaît Apple, à moins que vous ne viviez dans une grotte, vous savez que Apple vend des téléphones. Pardon… Apple vend beaucoup de téléphones. Apple vend ses téléphones à travers le monde. Apple est devenu un culte pour certaines personnes ce qui en fait sa force.

Vous pouvez lire mon article concernant mon investissement dans Apple que j’avais rédigé le 4 février 2016 en suivant le lien qui ci-dessous :

Apple ! une machine à cash pour le long terme!

Ma méthode d’investissement en bourse repose sur deux points fondamentaux :

  • L’entreprise doit disposer d’un avantage comparatif
  • Le prix de l’action doit être en dessous de sa valorisation intrinsèque

Une entreprise disposant d’un avantage comparatif se traduit la plupart du temps par de très bons fondamentaux. Ce sont ces fondamentaux qui assurent le bon rendement économique de l’entreprise qui se traduisent par une hausse des bénéfices et in fine une hausse du cours de bourse et du dividende.

Se concentrer sur des entreprises décotées, c’est s’assurer de ne pas payer une entreprise plus que ce qu’elle ne vaut réellement. Et croyez-moi, cela se passe souvent dans le monde de la bourse. C’est prouvé ! Investir dans les entreprises décotées maximise la performance boursière.

Apple : L’avantage comparatif

Apple faisait partie de ma liste d’entreprises favorite. Je maintiens en effet une liste de mes entreprises favorite, les entreprises que j’aimerais posséder, mais qui ne se négocient pas forcément à un prix que je considère intéressent pour lancer un ordre d’achat. Un des critères principaux pour faire partie de cette liste est de posséder un avantage comparatif. À l’époque, Apple faisait partie de cette liste. Je considère que l’entreprise possède un avantage comparatif fantastique.

Voilà ce que je disais concernant Apple :

L’avantage comparatif de Apple est centré sur deux axes principaux :

  • Différenciation par la création de produits de qualité supérieure.
  • Verrouillage de la clientèle en créant des coûts élevés de changement chez la concurrence.

La force d’Apple est d’avoir créé une multitude de produits qui s’intègrent en UN grâce à un écosystème complexe capable de retenir les utilisateurs. Par ailleurs, la marque Apple est classée n° 1 par l’entreprise interbrand qui fait un classement annuel des meilleures marques du marché.

Ce qui était vrai hier l’est d’autant plus aujourd’hui. L’entreprise a renforcé son écosystème. La portion services a explosé et les ventes d’Iphones ne dépérissent pas. Apple est toujours classé n° 1 par Interbrand ce qui fait de l’entreprise à la pomme la marque la plus importante au monde.

Du côté des chiffres. Je supportais mon hypothèse d’un avantage comparatif par le tableau suivant :

À l’époque, ces chiffres renforçaient mon opinion concernant l’avantage comparatif d’Apple. Aucune entreprise n’est capable d’une telle prouesse si elle est soumise aux lois de la compétition sans être protégée par une forme d’avantage comparatif.

Apple : La valorisation

Lorsque je valorise une entreprise, je procède tout le temps en deux temps. Je procède dans un premier temps à une analyse relative de l’entreprise à travers laquelle je compare un certain nombre de métriques par rapport au marché, à l’industrie de l’entreprise et à l’historique de l’entreprise.

Si le résultat de cette analyse est concluant, je passe à une deuxième phase de valorisation absolue à travers laquelle j’opère une analyse du DCF. Cette analyse traite les cashflows futurs de l’entreprise et les valorise au présent afin de déterminer le prix théorique de l’action. Si le prix théorique de l’action est supérieur au prix réel, je suis alors en face d’un cas d’entreprise décoté.

Concernant la valorisation relative de Apple :

Voilà ce que j’avais concernant Apple à l’époque ou je suis passé à l’achat. Comme vous pouvez le constater. La valorisation relative donnait un énorme signal d’achat.

C’est l’exemple parfait de l’entreprise qui apparait décoté à travers tous les spectres de l’analyse de valorisation relative. Quelque Chose d’anormal est à l’œuvre et l’entreprise souffre d’un excès de pessimisme à court terme.

Concernant la valorisation absolue de Apple

La prochaine étape est certainement la plus technique de toutes. Il va vous falloir apprendre à valoriser une entreprise grâce à la méthode du DCF afin de trouver la valeur intrinsèque de votre entreprise. Si votre entreprise est décotée. C’est-à-dire que le prix proposé par le marché s’avère inférieur à la valeur trouvée grâce au DCF. Vous êtes certainement en présence d’une pépite.

Voilà ce que j’avais trouvé à l’époque en valorisant Apple. Une valorisation de 213,34 $ par action alors que l’action ne coutait que 96,35 $. Autant dire que la décote était de taille pour une entreprise de ce calibre.

Quand je regarde ma valorisation d’Apple aujourd’hui, je me dis que j’avais été un peu optimiste à l’époque. Peut-être en exagérant la croissance à long terme. Quoi qu’il en soit, un point ou deux de croissance en moins n’aurait rien changé à l’affaire. Apple était extrêmement décoté en janvier 2016.

Ma valorisation me laissait une marge de sécurité de 55 %. Cette marge de sécurité me protégeait contre toute erreur d’appréciation que j’aurais pu faire lors de mon analyse.

Pourquoi l’action Apple était-elle décotée en 2016 ?

En 2016, Wall Street a vu rouge ! Apple ne dépendait que d’un produit. En l’occurrence l’iPhone. Comme les analystes anticipaient une baisse des ventes d’Iphones, cela voulait dire pour eux que l’action était condamnée à baisser. À cela s’ajoutait le problème de la chine dont les perspectives de croissances avaient été revues à la baisse et qui devait entrainer Apple à sa perte.

Apple… Où en est-on 2 ans après ?

2 ans après, j’ai doublé ma mise sur Apple. Ayant investi 3000 $ à l’époque je suis aujourd’hui assis sur 6000 $. Un investisseur français aurait pu ajouter à cela environ 25 % d’appréciation du dollar par rapport à l’euro ce qui aurait donné un rendement total de 125 %. Pas mal pour un investissement au risque extrêmement limité. Pour rappel Apple est un mastodonte, il est toujours moins risqué d’investir dans une énorme entreprise que dans une petite startup. Lorsque vous êtes en présence d’une grosse entreprise protégée par un avantage comparatif qui se négocie en dessous de sa valeur réelle. Foncé… N’attendez pas… Les occasions sont rares.

Au cours actuel de 177 $ par action, Apple me semble correctement valorisé. La marge de sécurité qui était présente 2 ans auparavant à disparu. Cela ne fait pas d’Apple un mauvais investissement. Bien au contraire. Mais à l’œil d’un investisseur dans la valeur. Apple a perdu son intérêt.

Ce n’est pas si difficile de s’enrichir grâce à la bourse

Comme vous pouvez le constater, vous n’avez pas besoin d’avoir fait l’ENA pour réussir en bourse. Un peu de patience, beaucoup de bon sens et savoir nager à contre-courant. Voilà ce dont vous avez vraiment besoin.

J’espère que cet article vous aura été utile. Si oui, n’hésitez pas à me suivre sur Twitter ou sur Facebook et laissez-moi un commentaire juste en dessous.

À bon entendeur…

2 Comments »

    • Bonjour Fred,

      Valoriser une entreprise est autant un art qu’une science. Je prévois d’écrire un article sur le sujet.
      Dans mes articles, j’utilise 2 méthodes de valorisation.
      * Une méthode de valorisation relative qui compare des ratios de valorisation par rapport à la moyenne historique de l’entreprise analysé. Parfois je pousse l’analyse en comparant ces chiffres à la compétition de l’entreprise analysé.
      * Une méthode de valorisation absolue qui me donne une idée précise de la valeur intrinsèque de l’action. Cette méthode s’appelle discounted cash flow (DCF) et est très utilisée par les investisseurs dans la valeur. comme dit plus haut j’ai pour projet d’écrire un article sur le sujet dans les jours qui arrivent.

      A bientôt sur objectifdividendes,

      Joachim

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